Accueil Conseil de Paris Les salariés sans papiers des restaurants chics du 16ème tentent d’être autorisés à vivre décemment

Les salariés sans papiers des restaurants chics du 16ème tentent d’être autorisés à vivre décemment

J’ai rencontré jeudi 12 juin les salariés grévistes des restaurant de la Gare à la Muette et du Congrès de la porte d’Auteuil qui tentent d’obtenir l’autorisation de travailler légalement.

Avant tout jugement sur ce sujet difficile, rappelons nous qu’ils essaient tous de fuir la misère de leur condition en travaillant honnêtement  et durement dans des restaurants chics de nos quartiers, pour permettre à leurs enfants restés en Afrique de survivre. 

Rappelons nous que ces restaurants ont fait le choix de recruter ces salariés qui correspondent parfaitement à leurs attentes d’employeurs du point de vue des qualifications et des rémunérations.

Rappelons nous que cette démarche est extrêmement courageuse et difficile pour ces hommes qui vivent la peur au ventre d’être arrêtés et expulsés et qui sont en proie au doute sur le bien fondé de leur action.

Leur patron du restaurant la Gare, assumant pleinement ses responsabilités, a fait toutes  les démarches utiles en lien avec la CGT depuis 3 semaines pour permettrent à ceux qui entrent dans les critères d’obtenir une carte de séjour. Des signaux positifs de la préfecture des hauts de seine devraient permettre de résoudre certaines situation la semaine prochaine et hier soir se discutait l’hypothèse d’une reprise du travail

Ceux du Congrés d’Auteuil qui ont commencé la grève lundi 9 juin, sont dans une situation plus complexe. Leur employeur a d’une part engagé une démarche d’expulsion du restaurant rejeté par le tribunal le 13 juin et, d’autre part , engagé avec l’appui de la CGT les démarches de régularisation.

Si vous avez l’occasion de passer les voir, donner leur un signe de soutien. Ils en ont besoin

Au delà de cela, je suis frappé par la généralisation de l’emploi de salariés sans papiers dans les restaurants des beaux quartiers parisiens. C’est tout un systême ou se rencontrent la précarité des demandeurs d’emplois et l’intérêt des employeurs qu’il faut arrêter. Comment? Tout simplement en veillant à ce que le droit du travail soit scrupuleusement respecté tout comme les conditions d’embauche de salariés étrangers.

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Un commentaire

  1. Derek

    17 juin 2008 à 02:00

    « Plus prêts à bosser dur » ?
    Ou plus prêts à accepter n’importe quel travail à n’importe quelle condition (horaires étendus et élastiques, reconnaissance nulle etc.) ?

    Les employeurs profitent de la présence d’une main d’oeuvre sans titre de séjour et donc précarisée pour pourvoir des postes de travail qui ne devraient pas trouver preneurs autrement…

    A croire que le marché du travail n’est pas encore suffisamment déséquilibré en faveur des employeurs…
    Heureusement le gouvernement s’attelle à la question en sanctionnant les chômeurs qui refuseraient deux offres d’emploi « acceptables ».

    Vivement le travail contraint pour tous qu’il n’y ait plus de chômage !

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