L’université d’été du PS à La Rochelle – entre le fond et la forme

Autour d’une université d’été consacrée à la réflexion de fond, on ne retient souvent que les jeux tactiques. Les histoires de personnes paraissent plus croustillantes que les idées. Il ne faut pas y voir quelque chose de condamnable. Ces jeux existent dans tout parti politique dès lors que la question du leadership n’est pas réglée et à trois semaines du dépôt des motions, personne ne doit s’en étonner. Et les personnalités capables de diriger le PS et d’incarner ses idées sont plurielles : Aubry, Delanoë, Mosocovici. Ces jeux sont d’autant plus visibles que le parti est démocratique et que les fellures qui ont fondé les lignes de partage ces dernières années (la question du traité européen avec les Fabusiens, la VIème République avec Montebourg) s’estompent.

L’enjeu au fond et la mise en place d’une nouvelle direction et d’une organisation qui permettent de faire émerger un programme lisible, compréhensible, cohérent et qui s’inscrivent dans un champs économique et social globalisé. Nous devons clarifier par exemple notre position sur les impots, sur le financement de la sécurité sociale, de la santé, de l’école, mais nous nous retrouvons toujours sur les principes qui guident notre action : la lutte contre les injustices et les inégalités, la solidarité avec les plus fragiles d’entre nous.

Nous n’hésitons pas, par exemple, à saluer le travail de Martin Hirsch sur le Revenu de solidarité active. Le choix du financement par une taxe de 1,1 % sur les revenus fonciers est raisonnable et socialement juste dans un contexte économique qui interdit d’accroître le déficit budgétaire. Certes on peut penser qu’une politique fiscale plus axée sur les moins favorisés depuis un an aurait été de nature à favoriser la croissance française et donc à éviter une taxe supplémentaire mais on ne peut faire fi du contexte international, de la crise des subprimes à la crise financière. Aujourd’hui, c’est en aidant les plus démunis à retrouver une activité lucrative que l’on améliorera réellement le pouvoir d’achat de ceux qui galèrent au quotidien pour vivre décemment. En revanche, inclure cette taxe dans le bouclier fiscal laisserait les plus aisés d’entre nous à l’écart de ce dispositif de solidarité laissant la charge de cette taxe aux classes moyennes. Ce serait particulièrement injuste. Et que l’on ne nous dise pas que nos amis aisés vont partir à l’étranger car ils ne veulent pas pas participer au financement du RSA…Un peu de decence et de civisme s’il-vous -plait.

Thomas LAURET

Auteur :Thomas LAURET

Originaire du Sud de la France (Montpellier et Nîmes), Thomas LAURET, 46ans, devient Directeur d'hôpital en 1997 après ses études à Sciences Po.Inspiré par M Rocard dès son adolescence, il s'engage pour le PS en 2002 dans le 16e ou il habite en soutenant un projet qui allie efficacité économique, lutte contre la pauvreté et protection de l'environnement. Il est élu conseiller d'arrondissement en 2008 puis Conseiller de Paris en 2014. A ce titre, il préside l'association parisienne de dépistage des cancers (ADECA75). Depuis juillet 2016, il est adhérent d'En Marche et, convaincu de la nécessité de dépasser les vieux clivages pour faire réussir la France. Il a créé avec Julien Bargeton, en octobre 2017, le groupe Démocrates et Progressistes du Conseil de Paris dont il est Porte Parole

Inscrivez-vous

Subscribe to our e-mail newsletter to receive updates.

Les commentaires sont fermés.

municipales2008benestroff |
chenieres |
aussillonunissonsnosdiffere... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | mairiesthilaire
| Agir ensemble pour Baye
| La Meuse indépendante