Stade Jean Bouin – inauguration réussie, n’en déplaise à C Goasguen. Les atouts d’une oeuvre superbe

Au sujet du stade  Jean Bouin, Claude Goasguen continue à dire n’importe quoi pourvu que la polémique  engagée en 2007 se poursuivre avant les élections de 2014. Après avoir mené la fronde pendant plusieurs années jusqu’à s’être opposé à l’aménagement des pelouses d’Auteuil (qui accueillent la piste d’athlétisme, les terrains de football, de hockey et un autre terrain de rugby), il critique maintenant le montant des redevances à percevoir alors même qu’il a fait voter en conseil d’arrondissement un vœu pour que le stade n’accueille pas d’évènement culturel et qu’il demandait la gratuité pour les utilisateurs au mépris des règles parisiennes.

Voici un relevé des déclarations fantaisistes du Maire du 16ème sur ce sujet :

- Pour Claude Goasguen, le stade serait trop grand. Or il y avait 19 187 spectateurs ce vendredi 30 aout pour une capacité de 20 000 places.  La capacité est donc parfaitement  adaptée aux grands matchs comme l’était ce match inaugural. L’ancien stade ne disposait que de 7705 et était trop petit pour le TOP 14. La région Ile de France est la première région en nombre de licenciés du Rugby. Paris a enfin un stade digne de ce  sport populaire.

- Selon le maire du 16ème l’ancien Stade ou Charléty suffisaient. De l’avis unanime des joueurs et responsables du club, la configuration de Charléty n’était pas adaptée au Rugby. A Jean Bouin, les joueurs et les spectateurs « se sentent à la maison« . Les gradins sont plus proches de la pelouses comme c’est la tradition au Rugby et les places sont toutes couvertes. L’acoustique, les équipements d’entrainement, font de ce nouveau « chaudron » un dispositif  parfaitement adapté au rugby moderne.

- Selon C Goasguen, le stade aurait couté 200 millions d’euros. Le stade a couté 157 millions selon l’adjoint au sport de la Mairie de Paris en incluant le cout du réaménagement des pelouses d’Auteuil, du parking, de la voirie. Le stade seul représente 95 Millions euros. A titre de comparaison, la ville de Paris investit chaque année 1,7 Milliards d’Euros.

-  A 1 millions d’euros, les redevances seraient trop faibles. Le maire du 16ème avait même parlé de 250k€ en conseil d’arrondissement confondant avec la redevance  payée pour l’occupation du stade Charléty (conforme à celles par exemple de Montpellier).  Les redevances prévues par le stade Français pour la ville sont en réalité estimées à 1 650 K€. De plus , au delà d’un seul minimum, un mécanisme de proportionnalité de la redevance au chiffre d’affaire réalisé par le club est instauré au delà de 4,5 Millions de chiffre d’affaire du club. Ainsi la redevance ira jusqu’à 40% pour la tranche de chiffre d’affaire comprise entre 7,5 et 8M € par an . Les redevances futures ne seront pas d’1 million mais plutôt proches de  2 millions d’euros par an.  Ainsi le succès du club générera aussi des recettes pour les parisiens. Seul Paris et Clermont prévoient un tel mécanisme. Bref Jean Bouin sera le stade de Rugby du TOP 14 qui génèrera le plus de recettes pour une ville.

 

A ces redevances,  il faut ajouter les recettes liées au nouveau parking public, aux 7600m² commerces, autres manifestations et locations de salles et salons. Pour le parking, c’est 50% du chiffre d’affaire supérieur à 900k€ cumulé sur 3 ans qui sera reversé à la ville. Au total, une fois en plein régime de croisière, les redevances de toutes les activités pourraient dépasser 3 Millions d’Euros par an.

 

 

Voici les principaux atouts d’un stade superbe

1. Pour les riverains, des parkings, des commerces et un environnement amélioré

Les riverains bénéficient d’une nouvelle place avenue du Général Sarrail, véritable  esplanable d’accès au Parc

100 places de Parking leurs sont accessibles en location

7300 mètres carrés de commerces sont prévus au rez de chaussée du Stade, rue Claude Farrère qui permettront d’animer ce quartier déserté en dehors des soirs de match

Les tribunes Est et Ouest ont été abaissées par rapport aux tribunes Nord et Sud pour être en dessous de la hauteur des immeubles rue Nungesser et Coli et Av du Général Sarrail.

L’acoustique a été travaillée de telle sorte que le bruit reste à l’intérieur du stade.

 

2. Pour l’écologie, des panneaux photovoltaïques et la récupération des eaux de pluie

3000 m2 de panneaux photovoltaiques prolongent les tribunent sur 4 rangées

Rudy Ricciotti, l’architecte français qui a conçu le stade a choisi une structure  très aérée : l’enveloppe du stade est une espèce de « voile », une « maille que l’on aurait jetée sur le corps d’un athlète »  faite de béton fibré et de verre que l’architecte voulait résolument « sexy » et qui tranche avec l’austérité du Parc des Princes. Cette résille est  une innovation architecturale qui fait écho au Musée des Civilisations Européennes et de la Méditerranée (MUCEM), autre œuvre du même architecte inauguré au printemps à Marseille)

 

3. Pour le Rugby et ses spectateurs,  proximité et  modernité

Désormais, toutes les places sont couvertes. Le stade dispose d’une tribune de presse, d’un salon de réception et de 52 loges adaptées au sport professionnel. Les joueurs disposent d’un gymnase construit en sous-sol et d’un espace de balnéothérapie.

 

4. Pour les associations et les écoles, de nouveaux équipements modernes et accessibles sur les pelouses d’Auteuil

Les équipements sportifs de l’ancien Jean Bouin ont été réinstallés sur les pelouses d’Auteuil dans d’excellente condition :  terrain de Rugby, de Foot, un terrain de hockey qui est désormais aux normes (celui de Jean Bouin était non homologué et sans gazon) et la  piste d’athlétisme pour les scolaires et les associations. Y ont été ajoutés deux terrains de basket.

Ils seront accessibles toutes l’année (sauf les jours de courses). L’ancien terrain de Hockey de Jean Bouin a été transformé en  4 cours de tennis. Le gymnase de Jean Bouin est aussi accessible aux scolaires et notamment ceux du lycée Lafontaine tout proche

 

Ainsi, deux visions s’affrontent pour le 16ème, celles des conservateurs d’un stade désuet et inadapté datant de 1925, celle des progressistes qui font de cette superbe œuvre un nouvel atout pour l’emploi et le dynamisme sportif comme économique du 16ème.

 

 

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Auteur :Thomas LAURET

Originaire du Sud de la France (Montpellier et Nîmes), Thomas LAURET, 46ans, devient Directeur d'hôpital en 1997 après ses études à Sciences Po.Inspiré par M Rocard dès son adolescence, il s'engage pour le PS en 2002 dans le 16e ou il habite en soutenant un projet qui allie efficacité économique, lutte contre la pauvreté et protection de l'environnement. Il est élu conseiller d'arrondissement en 2008 puis Conseiller de Paris en 2014. A ce titre, il préside l'association parisienne de dépistage des cancers (ADECA75). Depuis juillet 2016, il est adhérent d'En Marche et, convaincu de la nécessité de dépasser les vieux clivages pour faire réussir la France. Il a créé avec Julien Bargeton, en octobre 2017, le groupe Démocrates et Progressistes du Conseil de Paris dont il est Porte Parole

Une réponse à “Stade Jean Bouin – inauguration réussie, n’en déplaise à C Goasguen. Les atouts d’une oeuvre superbe”

  1. Nikolay
    1 juillet 2014 à 14:05 #

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