Accueil Conseil de Paris Le 16e comme lieu de débat et non comme fief – Le « non-sens » municipal de la communication du Député-Maire du 16e

Le 16e comme lieu de débat et non comme fief – Le « non-sens » municipal de la communication du Député-Maire du 16e

 

Refuser l’inaction

Le premier tract de campagne de Claude Goasguen nous montre l’importance précaire que le maire sortant accorde à notre arrondissement.

Loin de faire des propositions aux citoyens, il se contente de faire un catalogue de reproches douteux à la majorité progressiste sortante, à laquelle il s’est toujours frontalement opposé.

En d’autres termes, aucun programme, et seulement des attaques infondées.

M. Goasguen oublie là l’enjeu de ces élections.

Les élections municipales sont faites pour constater, réfléchir et poser un véritable débat, pour pouvoir agir et changer la vie par la suite ; elles sont faites pour servir les hommes et non un seul homme. En somme, nous refusons que le 16e continue d’être le simple fief d’un homme politique servant ses ambitions nationales, et qui par conséquent se permet de ne rien proposer, et pratique l’immobilisme, immobilisme qui est son crédo depuis 2008.

Thomas Lauret et les progressistes qui le soutiennent préfèrent mettre ces élections sous le signe du débat, de la démocratie participative. C’est pourquoi nos documents exposent d’ores et déjà des propositions constructives sans faire une liste de reproche à la majorité de l’arrondissement, qui serait pourtant exhaustive. C’est également pourquoi nous sillonnons l’arrondissement à la rencontre des citoyens, pour les écouter, pour informer et pour échanger.

 

Refuser la politique spectacle.

Par ailleurs, ce tract mêle honteusement des enjeux locaux et nationaux, et voit dans ces élections le moment de « sanctionner » le gouvernement.

Or, le local et le national sont deux sphères totalement différentes, et nous préférons voir dans ces élections un moment de choix, une opportunité de changer véritablement la vie des citoyens.

Nous préférons cette définition positive et créatrice à la vision négative et pessimiste de Claude Goasguen.

Enfin, les « arguments »développés dans le tract sont dénuées de tout support réel, ne sont pas démontrés car, étant faux, ils ne sont pas démontrables.

Ainsi, ce tract montre bien que notre maire sacrifie notre arrondissement à la politique spectacle, établit une égalité entre politique et communication, et préfère la forme au fond.

C’est à cela que nous nous opposons.

 

Rétablir la vérité.

Si nous ne souhaitons pas entrer dans « une guerre du reproche », il est essentiel que nous rétablissions la vérité que le tract de M. Goasguen voile, voire détourne.

 

-nous ne refusons pas «  une politique de logement pour les classes moyennes et les familles ». Nous proposons la création de logements privés, sociaux et intermédiaires pour permettre aux plus de 4000 résidents du 16e actuellement demandeurs de logements sociaux d’y accéder aussi.  Une politique qui donne la priorité aux maintien des classes moyennes et à l’installation des jeunes actifs à PAris

-nous ne nous masquons pas les yeux sur l’insécurité. Nous nous félicitons que plus de 300 postes de policiers aient été réaffectés à Paris après la diminution de plus de 1500 entre 2009 et 2012. Et nous proposons la création d’une équipe de correspondants de nuit en lien avec la police municipale

 

-nous ne laissons pas les familles sans solutions pour leurs enfants. Nous condamnons le blocage avec le soutien financier du Député Maire du projet Gare d’Auteuil qui prévoit 60 Places de crèches

 -les chiffres sur les impôts et le budget ne sont pas exacts. La dette n’est pas de 4,1% du PIB mais de 93%. Les impôts parisiens n’ont pas augmenté de 40%. Il confond comme Mme Kosciusko Morizet les taux d’impots et les recettes fiscales. Les taux ont augmenté en 2009 et 2010 conformément aux annonces de Delanoé pendant la campagne de 2008 : 10% en 2009, 9% en 2010 et création d’un taxe départementale de 3%. Et nos impôts locaux restent parmi les plus bas de France.

 

Nous sommes fiers du bilan de Delanoë des 13 dernières années :

 -Plus de 70000 logements financés

 -Plus de 10000 places de crèches créées

 -Doublement des effectifs de la Direction de la Prévention et de la Protection (DPP) et installation de 1000 caméras supplémentaires.

 - Transparence dans l’attribution des subventions, ce qui n’est pas le cas de la Mairie du 16e, le Maire refusant toujours, malgré la demande de l’opposition en la personne de Thomas Lauret, de publier sur son blog les subventions attribuées dans l’arrondissement.

Clément Durrbach

Colistier de Thomas Lauret, étudiant à Sciences Po


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