Accueil Conseil de Paris Sécurité-Chiffres faussés à Paris. Des incohérences aussi dans le programme de mon concurrent, un sujet à traiter avec sérieux.

Sécurité-Chiffres faussés à Paris. Des incohérences aussi dans le programme de mon concurrent, un sujet à traiter avec sérieux.

focus-securite_0
Les incohérences sur la sécurité dans le programme de Claude Goasguen caractérisent sa volonté d’instrumentaliser ce thème, un sujet qu’il faut traiter avec sérieux »

 

La dépêche AFP du 3 mars 2014 ( – Les chiffres de la délinquance délibérément faussés à Paris) révèle le maquillage des chiffres de la délinquance à la Préfecture de Police de Paris sous le gouvernement de droite. Dans le 16e aussi, les données sur la sécurité sont utilisées de façon curieuse. En regardant le programme de mon concurrent dans le 16e, on découvre des incohérences d’une page à l’autre. Le manque de sérieux et l’utilisation de tendances contradictoires caractérisent la volonté d’instrumentaliser ce thème :

 

Editorial de C Goasguen p3 : « un 16e qui ne souffrira plus d’insécurité chronique, réservée à l’attractif ouest parisien, qui est fait de la mendicité agressive, de la petite délinquance ou de réseaux organisés de cambrioleurs »

 

P7 : « (…) les actes de délinquance, d’atteinte aux biens et aux personnes qui se multiplient dans l’ouest parisiens »

 

p8 :  » Les résultats de ces mesures spécifiques aux 16e sont probants en 2012  :

 

délinquance générale = -4,15%,

 

cambriolages = -5,56%,

 

violences aux personnes = -5,46%

 

vols aux distributeurs de billets = -4,26% »

 

Alors, la délinquance augmente t-elle ou baisse t-elle?

Par rapport à quoi? Quelle est la source? Nul détail…

Peu importe. Pour mon concurrent, ce qui compte, c’est d’inquiéter les électeurs tentés par le repli sur soi de façon à récupérer leur vote…

 

En outre, il tait le choix du gouvernement précédent : supprimer 1433 effectifs de police à Paris entre 2009 et 2012 (source Préfecture de Police, données publiées début 2014)
Non! La sécurité est une affaire sérieuse. Voici les propositions faites avec Anne Hidalgo en résumé

 

- une  équipe de correspondants de nuit dans le 16e, comme dans tous les arrondissement, équipes expérimentées avec succès dans les arrondissements de l’Est parisien. Elles sont présentes en soirée sur le terrain pour assurer de la prévention et agissent de concert avec la police en cas de besoin.

 

- une équipe dédiée à la sécurisation des lieux touristiques (Trocadéro par exemple) pour mieux lutter contre les trafics en lien avec la police et la justice,

 

- la création d’une brigade “verte et antibruit” pour lutter contre le tapage nocturne et les incivilités,

 

- le développement de la vidéoprotection dans les nouveaux quartiers.

 

- une collaboration avec les bailleurs sociaux pour renforcer le Groupement Parisien Inter-bailleur de surveillance (GPIS), procédures d’expulsion des résidents occasionnant de graves nuisances (trafic notamment)

 

- Quand aux arrêtés anti-mendicité voulus par la droite…. il suffit d’imaginer ce que peuvent faire ceux qui ont faim si on leur interdit de mendier pour se rendre compte de l’inefficacité de telles mesures…Il suffit aussi de demander aux forces de police ce qu’ils pensent de la possibilité de verbaliser (amendes) un mendiant, par nature insolvable.
Enfin, une désinformation est martelée par le député-maire du 16e sur la question d’un « village d’insertion des Roms ». Retrouvez mon article sur cet autre sujet de manipulation.

Thomas LAURET

{Actu Campagne} AFP – Les chiffres de la délinquance délibérément faussés à Paris
 

PARIS, 03 mars 2014 (AFP) – Pendant des années, les statistiques de la délinquance ont été maquillées sur ordre à Paris pour minorer l’ampleur du problème, des pratiques qui, tout en ayant fortement diminué depuis l’arrivée de Manuel Valls à l’Intérieur, ont perduré par endroits, selon un rapport dont l’AFP a consulté lundi des extraits. Tout juste bouclé par l’Inspection générale de l’administration (IGA), ce rapport, commandé par le préfet de police de Paris Bernard Boucault en septembre 2012, devait dresser un état des lieux des pratiques d’enregistrement des faits de délinquance à Paris et dans la petite couronne. 

 
Mais en se plongeant dans les méandres du recueil statistique policier, ses auteurs ont mis à nu un système mis en place depuis plus d’une dizaine d’années et monté en puissance à partir de 2008, visant à minimiser la délinquance. Minoration des faits (un cambriolage enregistré comme une dégradation par exemple), report (les services stoppent l’enregistrement des plaintes avant la fin du mois), ou même destruction pure et simple de certains faits, sont les principales techniques mises en évidence. Le rapport évoque notamment près de 16.000 faits de délinquance escamotés en 2011 à Paris et 13.000 en 2012, a précisé lundi dans un communiqué la préfecture de police (PP). 

 

 
A l’époque, celle-ci était dirigée par Michel Gaudin, un fidèle de l’ex-président Nicolas Sarkozy. Les auteurs démontrent qu’à partir de 2008 ces pratiques ont été « organisées, systématisées et donc pilotées », explique également la PP. Pour le député socialiste Jean-Jacques Urvoas, ce système était le signe d’une « véritable instrumentalisation » de la police par Nicolas Sarkozy à « son seul profit ». « Les chefs de service agissent rarement de leur propre initiative », a réagi Emmanuel Roux, secrétaire général du premier syndicat des commissaires de police, qui a demandé au ministère de l’Intérieur la publication de ce rapport. Manuel Valls a de nombreuses fois attaqué la droite à propos de la dissimulation de ces chiffres, insistant sur une exigence de transparence. 

 

 
Mais si ce nouveau rapport confirme bien l’escamotage organisé des statistiques à la PP, il atteste aussi de la persistance de mauvaises pratiques dans certains services, au moins jusqu’à l’été 2013, soit un an après l’arrivée de Bernard Boucault nommé par Manuel Valls. « Il semble difficile pour certains de rompre avec des habitudes qui avaient été établies pendant des années. Cela traduit à quel point ces pratiques ont déstabilisé les équipes », explique un haut fonctionnaire à la PP. « Mais les consignes données par le préfet sont très claires, ces pratiques, qui ont diminué comme le note le rapport, doivent cesser », souligne-t-il. Cette « continuité » interroge le député UMP Eric Ciotti qui se demande pourquoi « si ces pratiques sont condamnables comme l’a dit M. Valls, persistent-elles? ». Le Front National, a lui renvoyé dos à dos UMP et PS, dénonçant le « bidouillage » des chiffres. 

 

 

Le rapport cite l’exemple d’un gradé qui notait sciemment, y compris depuis les nouvelles directives du préfet, toutes les tentatives de cambriolages dans la rubrique des dégradations, afin de « ne pas faire exploser les chiffres ». Un commissaire de banlieue parisienne a également expliqué aux rapporteurs classer toutes les tentatives de cambriolages en dégradations lorsqu’il n’y a pas de préjudice car, « les magistrats ne poursuivent pas, alors, pourquoi se tirer une balle dans le pied ? » Dans un commissariat parisien, les délits de vente à la sauvette « ne sont plus du tout annexés » depuis février 2013, écrivent les rapporteurs, « en raison de leur volume très élevé ». « Cela a été corrigé », a affirmé le haut-fonctionnaire de la PP. Ces anomalies « sont sur le point d’être définitivement réglées », a-t-il ajouté, notamment avec le déploiement fin avril d’un nouveau logiciel d’enregistrement.

Charger d'autres articles liés
Charger d'autres écrits par Thomas LAURET
Charger d'autres écrits dans Conseil de Paris
Les commentaires sont fermés.

Consulter aussi

Communiqué de Thomas Lauret – Ouverture au public du Lac des Patineurs du Tir aux Pigeons – dimanche 2 février 2014

Thomas Lauret, tête de liste (PS) dans le 16e arrondissement salue une nouvelle étape dans…