Le conseil du 16e du 23 juin 2014 en bref. La droite refuse d’expérimenter le systême de cotation garantissant l’impartialité dans l’attribution des logments sociaux

CA du 26 nov 2012A l’ordre du jour du Conseil du 16e arrondissement du lundi 23 juin figuraient plusieurs sujets d’importance comme l’adoption du budget supplémentaire et le vote de l’avis sur l’engagement d’une procédure de modification du Plan local d’urbanisme (PLU). Si le budget supplémentaire a été adopté dans la sérénité, les représentants de la Mairie du 16e ont choisi de voter contre la délibération qui concernait le PL

Ce vote est bien entendu regrettable, d’autant plus qu’il s’agit notamment pour la Ville d’adapter son PLU à sa propre réglementation, tel le Plan Climat Énergie adopté en 2012 et le plan biodiversité adopté en 2011 ainsi qu’ aux différentes évolutions législatives telles que la Loi Duflot et la loi ALUR. A l’argument d’une prétendue précipitation utilisé par la droite du 16e nous avons répondu qu’il est nécessaire d’agir rapidement pour répondre aux plus vite aux objectifs fixés pour un meilleur service aux parisiens. Par ailleurs, il ne s’agit que d’une modification du PLU : un vote en Conseil d’arrondissement et en Conseil de Paris n’est en rien une obligation, il faut donc saluer la volonté d’Anne Hidalgo d’associer le plus possible les élus parisiens en recueillant leur avis bien en amont de la procédure.

 

Ensuite, plusieurs vœux étaient à l’ordre du jour. Parmi ceux-ci deux vœux concernaient le logement social. Un d’entre eux a été déposé par notre groupe : nous demandions à ce que le 16e arrondissement se porte volontaire pour participer dès la rentrée à l’expérimentation du nouveau système d’attribution de logements sociaux qui sera appliqué dans tout Paris à partir de 2015. Le Maire du 16e s’est opposé à cette proposition avec virulence au prétexte qu’il était en désaccord avec le nouveaux système de point mis en place en utilisant des arguments plus que contestables : il a ainsi critiqué, par exemple, le fait que ce système favorise, en leur attribuant un grand nombre de point, les gens qui ont le plus besoin d’aide. Ce systême vise à garantir une parfaite impartialité dans l’attribution des logements dont les différents catégories et les différentes tailles permettent aussi de répondre aux classes moyennes.Mais l’impartialité et la transparence des critères semblent gêner certains.

 

Le deuxième vœu concernant le logement social, déposé par la droite cette fois-ci, demandait que les demandeurs de logement social d’un arrondissement soient prioritaires dans leur arrondissement. Au-delà d’autres considérations plus politiques, je n’ai pas pu éviter de faire remarquer au Maire que ce vœu était contre-productif pour les demandeurs de logement social issus du 16e puisque le 16e en est relativement peu pourvu. L’adoption d’un tel vœu à l’échelle parisienne pénaliserait, en effet, les demandeurs du 16e qui est déficitaire en logements sociaux. (3,7%de logements sociaux seulement pour 20% en moyenne à Paris).Nous avons donc voté contre.

 

Notre groupe a déposé un deuxième vœu relatif au fonctionnement des Conseils de quartier. Par celui-ci nous demandions à ce qu’un appel à candidatures soit largement diffusé parmi les habitants de l’arrondissement et que le collège des habitants soit désigné par tirage au sort et que les Conseils de quartier soient présidés par un membre issu du collège des habitants et élu par les membres du Conseil de quartier. Nous avons aussi proposé que les Conseils de quartier soient appelés à se prononcer sur les espaces à végétaliser et qu’ils soient associés au diagnostic de sécurité et de propreté de l’arrondissement. A voir la réaction du Maire du 16e il paraît évident que nous ne partageons pas la même conception de la démocratie locale. En plus de s’être élevé contre l’idée même de devoir associer les Conseils de quartier et de leur permettre par exemple d’être force de proposition en matière de végétalisation de l’arrondissement, il a longuement raillé la technique du tirage au sort. Cette technique permettrait pourtant de garantir davantage d’impartialité dans la nomination des conseillers de quartiers qui sont aujourd’hui désignés par le Conseil d’arrondissement. Selon lui il s’agirait d’une pratique d’un autre âge : c’est un avis que ne semble pas partager Philippe Goujon, Maire UMP du 15e arrondissement voisin, et qui utilise ce mode de désignation des conseillers de quartier depuis longtemps.

 

 

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Auteur :Thomas LAURET

Originaire du Sud de la France (Montpellier et Nîmes), Thomas LAURET, 46ans, devient Directeur d'hôpital en 1997 après ses études à Sciences Po.Inspiré par M Rocard dès son adolescence, il s'engage pour le PS en 2002 dans le 16e ou il habite en soutenant un projet qui allie efficacité économique, lutte contre la pauvreté et protection de l'environnement. Il est élu conseiller d'arrondissement en 2008 puis Conseiller de Paris en 2014. A ce titre, il préside l'association parisienne de dépistage des cancers (ADECA75). Depuis juillet 2016, il est adhérent d'En Marche et, convaincu de la nécessité de dépasser les vieux clivages pour faire réussir la France. Il a créé avec Julien Bargeton, en octobre 2017, le groupe Démocrates et Progressistes du Conseil de Paris dont il est Porte Parole

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