Plan de lutte contre la pollution au Conseil de Paris : des mesures courageuses et décisives

Plan de lutte contre la pollution au Conseil de Paris : des mesures  courageuses et décisives

Thomas Lauret est intervenu au Conseil de Paris de Février lors de l’adoption du  plan de lutte contre la pollution atmosphérique, nouvelle étape décisive pour éradiquer le diesel dans Paris et améliorer la qualité de l’air.

Madame la Maire, mes chers collègues,

La lutte contre la pollution et l’ensemble des mesures que nous allons adopter est un acte politique majeur, visionnaire et courageux pour 7 raisons.

1.       Notre ambition pour éradiquer le disel a été annoncé pendant la campagne : certains n’y croyaient manifestement pas…d’autres à droite ne savent pas trop si les mesures  sont trop ou pas assez ambitieuses, trop rapides ou trop tardives. Je constate aujourd’hui un relatif consensus : certains regrettent des mesures insuffisamment « zapatisées »  ou des retards de travaux sur un métro mais aucun ne défend encore le diesel ce qui montre que la bataille politique est en passe d’être gagnée.

2.       C’est un enjeu de santé publique : espérance de vie, problèmes respiratoires, allergies, cancers, il s’agit de maladies à évolution lente – à bas bruit,. Aussi l’effet de la pollution a donc été contesté jusqu’aux récentes études.

3.       C’est un enjeu de qualité de vie : nuisances sonores, désencombrements ; l’esthétique de la Ville est aussi en cause.

4.       Le plan comporte aussi des enjeux économiques

le développement des énergies nouvelles en France 

Certains préfèrent continuer à importer du pétrole et du gaz et à abimer notre planète avec les pétroles issus des sables bitumineux et le gaz de schiste. 

·        Alors que l’on produit l’électricité ici, en France.

·         Le coût de production du photovoltaïque devient inférieur à celui du nucléaire ce qui promet la poursuite de son développement même avec l’arrêt des aides publiques. Par ailleurs, on recharge la nuit quand on consomme moins l’électricité.

Ce plan permet d’ impulser la mutation de l’industrie automobile. Depuis 20 ans que l’on parle de diminuer la pollution, les industriels répondent qu’il suffit de changer sa voiture pour une neuve. Ils évoquent aussi les filtres à particules. Mais ceux-ci n’arrêtent pas les plus fines ni l’oxyde d’azote. Depuis 10 ans, que l’on parle de l’électrique, les constructeurs disent que les clients n’en veulent pas alors que 80% des trajets font moins de 50km. Et bien, cette décision politique change la donne car elle crée les infrastructures et montre le chemin avec volontarisme.

5.       C’est un plan qui permet à chacun d’anticiper : depuis 15 jours, j’entends les parisiens se demander comment se débarrasser  de leur diesel et qu’acheter ? La Ville s’engage avec tout un panel d’aide jusqu’à l’installation de borne électrique dans les parkings: une aide de 500€ par borne est prévue. Cette aide doit être d’ailleurs attribuée au payeur et pas seulement aux copropriétaires. Aux constructeurs français qui, je l’espère, écoutent ce débat, nous disons d’investir massivement sur des petites citadines électriques, sur les hybrides rechargeables et sur les scooters électriques.

6.       C’est un enjeu de société : les parisiens l’ont compris, ils y sont favorables à 65% selon le sondage IFOP/Le Parisien de la semaine dernière. Responsabilité, innovations, écologie : les élus de tout bord accompagnent désormais la démarche mis à part dans notre cher 16ème arrondissement où la droite sort un tract pour s’offusquer que le tarif résidentiel retrouve le niveau de l’ère Tiberi tout en se gardant bien d’informer les habitants sur la gratuité du stationnement rotatif pour les véhicules électriques et hybrides rechargeables et la recharge gratuite la nuit.

7.       Mais c’est aussi un enjeu national et international : Paris crée un effet d’entrainement, d’entrainement de toute la région, d’entrainement des grandes villes de province et des capitales étrangères. Paris influe sur la politique gouvernementale notamment avec l’aide à l’acquisition de véhicule électrique (10 000 € pour les électriques et 6 500€ pour les hybrides rechargeables) et de rééquilibrage de la fiscalité sur le gazole.

Je suis heureux et fier de participer à une majorité qui fera de Paris la 1ère capitale des mobilités propres, qui résiste aux lobbies, aux conservatismes, aux intérêts particuliers, qui impulse une vision nouvelle de la Ville et des mobilités, une Ville qui bouge et qui respire, une Ville de l’audace qui s’occupe avec génie de l’avenir de tous nos enfants.

 Je vous remercie.

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Auteur :Thomas LAURET

Originaire du Sud de la France (Montpellier et Nîmes), Thomas LAURET, 43 ans, choisit la gestion d'un service public essentiel à notre santé en devenant Directeur d'hôpital après ses études à Sciences Po. Il prolonge son engagement dans la chose publique en soutenant les valeurs progressistes de la gauche sociale et démocrate dans un arrondissement particulièrement acquis à la droite, le 16e arrondissement de Paris. Il est élu conseiller d'arrondissement aux élections municipales de 2008 dans le 16e sur la liste conduite par Jean-Yves MANO, l'adjoint de B Delanoë au logement. Il est élu secrétaire de la section PS du 16e en 2012. Investi tête de liste par les militants pour les municipales 2014, il est élu Conseiller de Paris et du 16e en mars 2014. A ce titre, il préside l'association parisienne de dépistage des cancers (ADECA75)

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