Intervention de Thomas Lauret au Conseil de Paris de Mai : Utilisons l’innovation numérique et technologique pour favoriser la sobriété de nos consommations d’énergie

Intervention de Thomas Lauret au Conseil de Paris de Mai : Utilisons l’innovation numérique et technologique pour favoriser la sobriété de nos consommations d’énergie

La population mondiale est de plus en plus urbaine, aujourd’hui 50%. En 2030, 60% de la population mondiale vivra en ville puis 70% en 2050. Cette surconcentration de la population en agglomération génère, on le sait, des problèmes d’hygiène, de santé publique, de pollution et de congestion.

Comment, dans ces conditions, assurer la mobilité des citoyens, leur sécurité sanitaire, l’accès à l’énergie et à l’eau, la lutte contre la pollution ? Le retour en arrière est illusoire, le refus du progrès est mortifère.  L’enjeu est au contraire d’utiliser l’innovation numérique et technologique pour favoriser la sobriété de nos consommations d’énergie, pour réduire les polluants et les déchets pour favoriser les mobilités propres.

L’objet de ce plan est de faire de Paris à l’horizon 2020 une ville à la pointe de la transition énergétique, en mobilisant les nouvelles technologies de communication et d’information qui font figure de troisième révolution industrielle. Je souhaite insister sur la mobilité et les transports qui sont emblématiques des domaines où la révolution numérique joue à plein.

Cette ville intelligente qui facilite le quotidien des citadins tout en rationalisant les ressources s’est traduite sous la précédente mandature par Vélib’ et Autolib’ dont les succès sont liés d’une part, au concept de biens partagés, et, d’autre part, au progrès du numérique qui permet la réservation, la localisation des places libres et le paiement.

La sortie du diesel d’ici 2020, a été également largement encouragée par notre municipalité. Elle doit favoriser lors de cette mandature  le développement de l’électrique, et cela suppose la création d’un réseau de recharge massifié pouvant accueillir un grand nombre de véhicule pour conforter certains parisiens dans leur envie de changer de mode de transport,  plus respectueux de l’environnement. L’interconnexion des différents modes de transports : rail, automobile, cyclisme et marche à pied permet d’optimiser l’utilisation de l’espace public. La ville intelligente doit se traduire aussi par le développement du covoiturage et de l’autopartage. Elle prend force aussi avec la mise en commun des places de parkings privées proposée par plusieurs start-ups. 

En matière de logistique urbaine, 20 % environ des véhicules en circulation dans Paris sont dédiés au transport de marchandises. Il est donc également primordial d’encourager l’utilisation de véhicules propres pour la livraison du dernier kilomètre.

C’est l’objet, par exemple, de la création d’un nouvel espace urbain de distribution utilisé par Chronopost et aménagée sous la dalle du centre Beaugrenelle. Il accueillera 30 véhicules électriques.

Les nouvelles technologies devraient nous aider enfin à fluidifier et à faciliter l’orientation des usagers. 

L’implantation  de capteurs  de  présence  sur  les  places  de  livraison,  les stations  de  taxis  et  les  places  GIG-GIC permettra de mieux connaitre les places libres. L’essor spectaculaire des technologies numériques nous permettra dans un futur proche de développer un système intelligent de gestion des feux de circulation s’adaptant au trafic.

Voilà notre conception du progrès technologique au service des parisiens, du développement économique mais aussi au service des économies d’énergie et de l’environnement, non pas dans une attitude conservatrice ou passéiste mais dans une vision d’avenir.

Concevoir et promouvoir la ville intelligente est la meilleure façon de répondre aux défis que nous pose la densification du Grand Paris. L’impulsion que vous donnez, Madame la Maire, avec votre adjoint Jean-Louis Missika, permet à Paris de prendre un temps d’avance.

 

 

 

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Auteur :Thomas LAURET

Originaire du Sud de la France (Montpellier et Nîmes), Thomas LAURET, 43 ans, choisit la gestion d'un service public essentiel à notre santé en devenant Directeur d'hôpital après ses études à Sciences Po. Il prolonge son engagement dans la chose publique en soutenant les valeurs progressistes de la gauche sociale et démocrate dans un arrondissement particulièrement acquis à la droite, le 16e arrondissement de Paris. Il est élu conseiller d'arrondissement aux élections municipales de 2008 dans le 16e sur la liste conduite par Jean-Yves MANO, l'adjoint de B Delanoë au logement. Il est élu secrétaire de la section PS du 16e en 2012. Investi tête de liste par les militants pour les municipales 2014, il est élu Conseiller de Paris et du 16e en mars 2014. A ce titre, il préside l'association parisienne de dépistage des cancers (ADECA75)

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