Intervention de Thomas LAURET au Conseil de Paris d’octobre consacré au débat d’orientation budgétaire

Intervention de Thomas LAURET au Conseil de Paris d’octobre consacré au débat d’orientation budgétaire

Madame la Maire, mes chers collègues, je tiens à vous remercier, Madame la Maire, de prendre l’initiative d’un débat suffisamment tôt dans l’année pour que les choix qui seront faits aient pu faire l’objet d’une discussion toujours constructive de cette assemblée, même si elle a interrompu les vacances de M. de FROMENT.

Il y a deux semaines, Standard & Poor’s a renouvelé la note AA de la Ville de Paris. Les indicateurs restent en effet très bons, comme l’a rappelé Rémi FÉRAUD. L’agence de notation ainsi que la Chambre régionale des comptes ont souligné la solidité financière et la qualité de la gestion des finances de la Ville. Pour autant, cette agence et la Chambre régionale des comptes connaissent l’ampleur des enjeux budgétaires qui nous obligent à trouver des solutions à hauteur de près 5% du budget de fonctionnement de 7,7 milliards d’euros, pour la deuxième année consécutive. L’ampleur de la baisse des dotations de l’État et de la hausse de la péréquation répond à la nécessité d’équilibrer les finances publiques, il faut le rappeler, au niveau national, qui ont été durement éprouvées par la crise de 2008 et, rappelons-le, l’irresponsabilité d’une baisse des impôts qui a bénéficié, entre 2008 et 2010, aux plus aisés.

C’est pour cette raison que nous sommes encore aujourd’hui dans cette situation qui nous oblige à faire des économies importantes. Dans ce contexte, nous sommes tenus de raisonner à la fois sur les réductions de dépenses et l’optimisation des recettes de la Ville. Je souhaite que les économies soient le plus élevées possible et plus proches de 150 millions d’euros que de 130 millions d’euros. Rassurons à la fois M. POZZO di BORGO mais aussi M. LE RESTE, à qui je souhaite dire que l’ancienneté ne doit pas être le seul critère d’avancement des personnels, car sinon on décourage les moins anciens. La politique de ressources humaines, l’organisation du temps de travail et l’amélioration des conditions de travail doivent contribuer et contribueront, notamment dans les secteurs d’activités dans lesquels vous envisagez, Madame la Maire, en outre, des créations d’emplois, la propreté et la petite enfance notamment.

Nous devons également mobiliser les recettes, quand elles servent notre politique : la taxe de séjour pour les locations meublées, la taxe sur les résidences secondaires sont cohérentes avec nos objectifs de favoriser l’accès au logement pour les Parisiens. D’autres pistes comme la lutte contre les incivilités peuvent être accrues sur le modèle notamment de l’amende de 68 euros pour jet de mégots qui a fait l’objet d’une intense communication dernièrement, et qui doit aussi concerner tout déchet jeté sur la voie publique. La Préfecture de police doit nous accompagner dans cette politique.

Quant aux tarifs de cantines, qui ont été cités à plusieurs reprises par la droite, celle-ci oublie de préciser qu’il a été créé un tarif 9 et 10 pour les très aisés, mais que les tarifs 1 à 8 ont été gelés. Rappelons-le. Cette gestion responsable et rigoureuse nous permettra de mettre en place les priorités que vous avez fixées pour la mandature, conformément aux engagements que nous avons pris pendant la campagne des municipales. Les programmes d’investissement prévoient, par exemple, un effort massif pour le logement, cela a été rappelé par mes collègues. Cet effort doit être réparti équitablement dans tous les arrondissements de Paris, y compris ceux de l’ouest parisien.

Nous connaissons la vivacité de la mairie du 16ème arrondissement à se mobiliser sur la question de l’hébergement d’urgence, malheureusement contre.

Je me réjouis du lancement, le 16 octobre dernier, dans le 16ème, du dispositif « Multiloc’ », qui permet aussi de mobiliser des logements vacants, plus nombreux à l’ouest qu’à l’est pour loger des classes moyennes et de jeunes actifs.

Nous avons compris la proposition de Mme KOSCIUSCO-MORIZET en ne faisant aucune préemption, de ne faire aucun logement social dans l’ouest parisien, tout en affirmant qu’il y en a déjà trop à l’est.

Un deuxième axe d’action prioritaire du programme d’investissement concerne les déplacements des Parisiens et des alternatives aux modes de transport polluants. La pollution de l’air est responsable d’une perte d’environ six mois d’espérance de vie, on l’a assez répété.

La Maire de Paris a franchi une étape supplémentaire en s’engageant à éradiquer le diesel à Paris d’ici 2020, en cohérence d’ailleurs avec la politique du gouvernement.

La piétonisation de la voie Georges Pompidou, la création de nouvelles zones 30, de nouvelles zones de rencontre et de nouveaux secteurs « Paris respire » permettront de poursuivre l’apaisement de la ville.

La pose d’enrobés phoniques aux abords des zones les plus habitées du boulevard périphérique sera complétée.

En 2016, le plan de lutte contre la pollution routière permettra également la mise en place de plusieurs aides financières pour accompagner les particuliers et les professionnels vers des modes de déplacement moins polluants. Elles peuvent prendre la forme d’aides à l’achat d’un véhicule propre, d’une prise en charge partielle du pass Navigo, de l’achat d’un vélo en cas d’abandon de son véhicule motorisé, ou d’aides aux copropriétés pour faciliter l’installation d’abris vélo et de points de recharge électriques.

Cette alternative aux véhicules polluants passe aussi par le développement des transports en commun, en collaboration avec la Région, ainsi les travaux de prolongement du T3 jusqu’à la porte d’Asnières se poursuivront. La ville confirmera son effort financier pour l’extension de la ligne 14 et sa participation significative aux travaux de modernisation et d’adaptation des stations de la ligne 11.

Madame la Maire, mes chers collègues, nous le voyons bien, les projets ne manquent pas, leur nombre et leur diversité traduisent le volontarisme de la municipalité en termes d’investissement public. Les Parisiens sont complètement associés à la construction de la ville demain grâce au budget participatif qui a fait l’unanimité pour une approche justement participative. La tentation de certains à droite de réduire l’investissement serait une erreur, car l’attractivité de Paris est liée à sa modernisation et à la qualité de nos services publics, nous respecterons notre feuille de route avec pour seul moteur, l’intérêt des Parisiennes et des Parisiens.

Je vous remercie.

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Auteur :Thomas LAURET

Originaire du Sud de la France (Montpellier et Nîmes), Thomas LAURET, 43 ans, choisit la gestion d'un service public essentiel à notre santé en devenant Directeur d'hôpital après ses études à Sciences Po. Il prolonge son engagement dans la chose publique en soutenant les valeurs progressistes de la gauche sociale et démocrate dans un arrondissement particulièrement acquis à la droite, le 16e arrondissement de Paris. Il est élu conseiller d'arrondissement aux élections municipales de 2008 dans le 16e sur la liste conduite par Jean-Yves MANO, l'adjoint de B Delanoë au logement. Il est élu secrétaire de la section PS du 16e en 2012. Investi tête de liste par les militants pour les municipales 2014, il est élu Conseiller de Paris et du 16e en mars 2014. A ce titre, il préside l'association parisienne de dépistage des cancers (ADECA75)

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