Conseil du 16e du 2 novembre 2015 : hébergements d’urgence, un combat pour la solidarité s’engage contre le maire du 16e

Conseil du 16e du 2 novembre 2015 : hébergements d’urgence, un combat pour la solidarité s’engage contre le maire du 16e

 

1. Hébergements d’urgence allée des fortifications, un projet solidaire pour le 16e qui énerve Claude Goasguen

Résumé

Face aux arguties dilatoires de Claude Goasguen suivies des invectives habituelles qui le saisissent quand il est à court d’argument, j’ai défendu avec détermination le projet de création de plus de 200 places d’hébergements d’urgence par l’association Aurore pour des familles et des personnes isolées, pour des sans domiciles fixes ou des réfugiés, Allée des Fortifications car  :

- le 16e doit participer à l’effort de solidarité parisien alors qu’il est très peu pouvu de places d’urgence,

- les associations ne peuvent agir seules dans le 16e, la collectivité doit leur permettre  de déployer leurs actions,

- les bâtiments modulaires seront installés sur la voirie de l’Allée des Fortifications qui sera fermée à la circulation automobile entre la porte de Passy et la porte de la Muette. Nous ne sommes pas « au milieu du bois de Boulogne » comme l’annonce de façon mensongère le Maire du 16e mais à sa lisière à la place des anciennes fortifications, à l’Est de  l’énorme saignée du périphérique (cf le plan ici :fichier pdf Plan hébergement bois de Boulogne),

- aucun arbre ne sera abattu,

- cette « zone  urbaine verte » est constructible sous condition : un permis précaire (5ans) sera délivré sur lequel sera inscrite la date à laquelle les modulaires devront être retirés. Les constructions seront posées sur le bitume sans fondation. Les constructions ne doivent pas dépasser 20% de la surface totale de la zone. En effet, la loi du 19 avril 1919 a autorisé le déclassement de l’enceinte fortifiée mais une zone a été conservée sur une largeur d’environ 250 m correspondant à la zone de servitudes militaires jouxtant l’ancienne enceinte fortifiée de Paris. C’est dans cette zone que se situe ce projet.

- la consultation du conseil d’arrondissement est la 1ère étape de ce projet, qui se poursuivra par le débat en conseil de Paris

- la proposition dilatoire faite par Claude Goasguen est d’utiliser l’ancien musée des Arts et traditions populaires, qui borde le jardin d’acclimatation : ce batiment est bourré d’amiante ce qui poserait un grave problème de santé publique. Le coût et les délais de sa réhabilitation (bien davantage que les 5 millions d’euros qu’il évoque) sont incompatibles avec le projet.

- Claude Goasguen n’a pu maintenir son calme, a avoué utiliser ce projet à des fins électoralistes et a reconnu vouloir inciter quelques riverains à déposer des recours, qu’il n’a pas nié vouloir subventionner avec la réserve parlementaire. Quand je lui fais remarquer qu’il s’agit d’argent public. Il répond qu’il s’agit de « SA » réserve.

Aussi, j’invite les candidats aux contentieux du 16e à la plus grande prudence vis à vis des insinuations du Maire du 16e, pour ne pas engager inutilement des sommes dans un combat voué à l’échec comme le fut celui de la Gare d’Auteuil.

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Dans le contexte d’urgence humanitaire que constitue l’accueil des réfugiés dans des conditions les plus dignes possibles, et poursuivant les engagements pris dans le cadre du Pacte parisien de lutte contre la grande exclusion porté par Dominique VERSINI, la Ville de Paris a engagé aux côtés de l’Etat une mobilisation sans précédent pour augmenter les capacités d’hébergement sur notre territoire, à destination de toutes les personnes qui ont besoin d’un toit.

Au-delà des résidences sociales, maisons-relais et centres d’hébergement que la Ville contribue à financer, nous souhaitons également exploiter les parcelles et terrains provisoirement délaissés ou disponibles, y compris sur l’espace public si nécessaire. En accord avec l’Etat, la Ville a donc identifié des sites qui pourraient se prêter à l’installation de structures d’hébergement modulaires, et a confié le soin de la gestion du site à l’association Aurore.

Claude Goasguen et la majorité municipale du 16e ont voté contre, préférant afficher une solidarité de façade plutôt que d’accompagner cette action concrète de l’association AURORE pour aider celles et ceux qui en ont le plus besoin.

Cette implantation Allée des Fortifications, entre la Porte de Passy et la Porte de la Muette, en bordure du Bois de Boulogne, présente l’avantage d’une emprise libre déjà viabilisée, où le trafic automobile est très réduit, et où le tapis d’enrobé offre un bon support pour recevoir des constructions légères. C’est également l’endroit où les riverains sont les plus éloignés de cette portion de l’Allée des Fortifications, et un massif végétal protège les nouvelles implantations de nuisances du boulevard périphérique à proximité. Il permettrait en plus de créer de l’offre d’hébergement dans un arrondissement qui en très peu pourvue.

Claude Goasguen et la majorité municipale du 16e ont voté contre, préférant afficher une solidarité de façade plutôt que d’accompagner politiquement celles et ceux qui en ont le plus besoin. Son argumentaire qui consiste à dire que le terrain est inconstructible puisque situé dans le Bois de Boulogne et que le site est classé en zone urbaine verte au titre du PLU ne tient pas la route. Le site visé par les services de la Ville se trouve à la lisière du Bois, et non dedans. Par ailleurs il est possible de construire sur une zone urbaine verte si les constructions sont provisoires et ne dépassent pas 20% de la zone considérée. Le permis précaire qui sera délivré aura une durée de 5 ans et nous serons largement en-dessous de la barre fatidique des 20%.

 2. La Ville agit pour une plus grande mixité sociale dans le 16e

La Ville de Paris s’est fortement engagée dans l’accroissement du parc de logements locatifs parisiens et dans la préservation de sa diversité sociale. Compte tenu de l’ambition de la Maire de Paris Anne Hidalgo d’atteindre 30% de logements sociaux à l’horizon 2030, la Ville s’est dotée de nouveaux leviers pour produire plus de logements sociaux.

Ainsi, la SIEMP pourrait acquérir 116 lots de copropriétés dans les immeubles 92-116 et 118-144 boulevard Suchet, répartis en 46 logements, 9 chambres et des caves, pour y réaliser un programme de logements sociaux. Après reconfiguration de lots, la résidence comportera 32 logements PLA-I et 23 logements PLUS.

La Ville de Paris agit pour promouvoir la mixité sociale dans tous les quartiers de Paris, y compris ceux de l’ouest parisien.

Sans surprise la droite a voté contre ce programme de logements sociaux, le Maire du 16e déclarant même préférer « une ville de propriétaires plutôt que de locataires ». A l’inverse de cette posture politicienne, la Ville de Paris agit pour promouvoir la mixité sociale dans tous les quartiers de Paris, y compris ceux de l’ouest parisien. Le 16e est fortement déficitaire en logement social. (moins de  5%). Le volontarisme d’Anne Hidalgo permet à Paris d’être plus juste, en répartissant plus équitablement les créations de logements sociaux.

 

3. Mise en place d’une inscription préalable obligatoire aux centres de loisirs

Les centres de loisirs sont une des activités proposées par la Ville de Paris aux familles. Implantés dans les écoles parisiennes, ils accueillent les enfants pendant toutes les périodes de vacances scolaires ainsi que les mercredis après-midi en période scolaire.

Le dispositif existant prévoit que ces activités font l’objet d’une préinscription obligatoire pour les parents.

En pratique, on constate cependant que les centres de loisirs accueillent des enfants qui se présentent le mercredi après-midi, ou pendant les vacances scolaires, sans avoir été préalablement inscrits.

Par ailleurs, un tiers des familles fréquentant les centres de loisirs inscrivent préalablement leur enfant, mais le taux de fréquentation réel des enfants inscrits n’est que de 60%. Inversement, deux tiers des familles n’inscrivent jamais leur(s) enfant(s) au centre de loisirs.

En premier lieu, le dispositif actuel ne permet pas d’ajuster au nombre d’enfants présents le nombre de repas qui doivent être préparés en amont. Cela se traduit trop souvent par un gaspillage alimentaire, nombre de repas commandés et livrés n’étant finalement pas consommés. A titre d’exemple, sur la période estivale 2015, près de 8% des repas confectionnés pour les centres de loisirs n’ont pas été consommés.

Pour des raisons évidentes, la lutte contre le gaspillage alimentaire est une nécessité et la Ville de Paris entend prendre toute sa part dans les actions qui doivent être mises en œuvre pour y remédier.

La Ville prévoit donc la mise en place d’un nouveau dispositif d’inscription préalable obligatoire pour les centres de loisirs à compter des vacances de printemps 2016.

Pour les mercredis, l’inscription devient forfaitaire et couvre la période des mercredis compris entre deux périodes de vacances scolaires, soit un bimestre. Le tarif applicable devient également forfaitaire, mais sur une base mensuelle de façon à maintenir le principe d’une facturation mensuelle adressée aux parents. Les tarifs du forfait sont fixés sur la base des tarifs unitaires en vigueur et sur le nombre de mercredis hors vacances, soit 35 mercredis pour l’année scolaire 2015-2016 et donc, un nombre moyen de 3,5 mercredis par mois sur 10 mois.

Pour les vacances, et dans la mesure où les périodes de fréquentation du centre de loisirs sont choisies librement, les tarifs doivent être fixés à la journée. De même, s’agissant des repas fournis et facturés par la Ville pendant les périodes de vacances, le prix est unitaire.

Dans les deux hypothèses, il est prévu un dispositif tarifaire spécifique pour les enfants présents mais n’ayant pas été inscrits préalablement, qui se caractérise par une majoration de 40 % du tarif applicable selon les règles du coefficient familial.

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Auteur :Thomas LAURET

Originaire du Sud de la France (Montpellier et Nîmes), Thomas LAURET, 46ans, devient Directeur d'hôpital en 1997 après ses études à Sciences Po.Inspiré par M Rocard dès son adolescence, il s'engage pour le PS en 2002 dans le 16e ou il habite en soutenant un projet qui allie efficacité économique, lutte contre la pauvreté et protection de l'environnement. Il est élu conseiller d'arrondissement en 2008 puis Conseiller de Paris en 2014. A ce titre, il préside l'association parisienne de dépistage des cancers (ADECA75). Depuis juillet 2016, il est adhérent d'En Marche et, convaincu de la nécessité de dépasser les vieux clivages pour faire réussir la France. Il a créé avec Julien Bargeton, en octobre 2017, le groupe Démocrates et Progressistes du Conseil de Paris dont il est Porte Parole

2 Réponses à “Conseil du 16e du 2 novembre 2015 : hébergements d’urgence, un combat pour la solidarité s’engage contre le maire du 16e”

  1. Antoine
    15 mars 2016 à 20:45 #

    Bonsoir M. Lauret,

    J’ai grandi et étudié dans le 16ème arrondissement. Je trouve le projet que vous soutenez légitime et juste.
    Je suis sur que d’autres personnes habitant dans le 16ème arrondissement vous soutiennent également.
    Il faudrait faire entendre nos voix dans ce débat.
    Y’a-t-il une pétition ou des associations de riverains qui pourrait faire contrepoids à ceux qui dénigrent le projet ?

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