Thomas Lauret est l’élu de la semaine de La Maison des Elus

Thomas Lauret est l’élu de la semaine de La Maison des Elus

La Maison des élus est le pôle de ressources de tous les élus socialistes et républicains. Retrouvez ici leur article sur Thomas Lauret, par Julien Bossu.

Au cœur 
du conservatisme parisien

Thomas Lauret est conseiller d’opposition dans le 16e et le seul conseiller de Paris socialiste issu de cet arrondissement ancré à droite.

Son militantisme est le fruit d’une maturation progressive issue des discussions familiales avec un père chercheur en économie, qui le fait réfléchir sur des questions sociales et une mère, professeur de biologie, qui l’initie très tôt au féminisme et à l’écologie. Natif de Montpellier, Thomas Lauret a gagné la capitale pour poursuivre ses études. Il intègre l’IEP de Paris, avant d’entrer à l’École nationale de santé publique de Rennes afin de devenir directeur d’un établissement public de soin. Thomas Lauret se concentre dans un premier temps à la construction de sa carrière professionnelle. Il commence comme directeur adjoint, chargé des ressources humaines de l’hôpital Ste-Anne. Il est aujourd’hui directeur de l’hôpital de la Porte Verte.

Terre de conquête

Comme de nombreux socialistes de sa génération, c’est l’élection présidentielle de 2002 qui le pousse à adhérer au PS. Il rejoint la section du 16e arrondissement. « Je sentais les valeurs de la République menacées et la population prête à suivre les sonorités extrémistes », déclare Thomas Lauret, qui choisit « d’entrer dans la vie politique par le bas ». Il mûrit son engagement en soutenant les valeurs progressistes de la gauche social-démocrate dans un arrondissement particulièrement acquis à la droite. « Être un militant de gauche dans le 16e n’est pas chose aisée. Les insultes sont quotidiennes lors des distributions de tracts sur les marchés. Il existe encore des préjugés très forts sur les socialistes, qui ne sont là que pour augmenter les impôts et accueillir les étrangers. Nous faisons face à une population très conservatrice dans ses valeurs et ayant peur du déclassement social. Cet engagement est difficile mais il a plus de sens qu’ailleurs. Lorsque nous sommes sur un territoire à convaincre, on ressent cette utilité », explique-t-il. Thomas Lauret est élu conseiller d’arrondissement lors des municipales de 2008 dans le 16e, sur la liste conduite par Jean-Yves Mano, adjoint au logement de Bertrand Delanoë. Il devient secrétaire de section en 2012. Investi tête de liste pour les municipales, Thomas Lauret est élu conseiller de Paris en mars 2014. À ce titre, il préside l’Association parisienne de dépistage des cancers (ADECA75). D’orientation réformiste, il confie que son engagement socialiste étonne les électeurs de droite, qui le verraient plutôt de leur côté. Il a le profil adapté à son territoire pour représenter la gauche du 16e arrondissement. Sa logique d’engagement lui permet de rassembler également au centre. « Je souhaite développer les valeurs de progrès et d’esprit d’entreprendre tout en aidant les moins aisés », ajoute Thomas Lauret.

Paris en mue

L’établissement d’un centre d’hébergement d’urgence temporaire dans le bois de Boulogne a beaucoup fait parler. Dans un premier temps, le projet a été décrié car il devait accueillir des migrants. Finalement, ce sont des sans-abri qui vont pouvoir bénéficier de cet espace. « Les opposants à ce projet n’ont pas compris l’intérêt d’être solidaires avec ceux qui en ont le plus besoin. Ils ont trouvé toutes les excuses possibles », déplore Thomas Lauret, également fervent défenseur de la participation populaire. La mairie de Paris a mis en place, depuis 2014, un budget participatif : « Après une phase de récupération des projets et d’analyse de leur faisabilité, les plus aboutis sont soumis au vote. Les plus sollicités seront réalisés grâce au 5 % du budget d’investissement. Dans le 16e arrondissement, nous avons un projet de remise en eau des fontaines de la porte St Cloud », détaille Thomas Lauret. Il se félicite également de la piétonisation des voies sur berges : « C’est une initiative qui montre le clivage entre les conservateurs et les progressistes. C’est une mesure que se place dans l’esprit de la COP21. Cela va permettre une baisse du nombre de voitures et une réduction de la pollution. Cela ne va pas se faire facilement, comme pour tous les changements d’habitudes », ajoute Thomas Lauret, qui a vocation à être candidat aux prochaines élections législatives, face à Claude Goasguen.

Auteur :Thomas LAURET

Originaire du Sud de la France (Montpellier et Nîmes), Thomas LAURET, 46ans, devient Directeur d'hôpital en 1997 après ses études à Sciences Po.Inspiré par M Rocard dès son adolescence, il s'engage pour le PS en 2002 dans le 16e ou il habite en soutenant un projet qui allie efficacité économique, lutte contre la pauvreté et protection de l'environnement. Il est élu conseiller d'arrondissement en 2008 puis en 2012 puis Conseiller de Paris en 2014. A ce titre, il préside l'association parisienne de dépistage des cancers (ADECA75). Depuis juillet 2016, il est adhérent d'En Marche et, convaincu de la nécéssité de dépasser les vieux clivages pour faire réussir la France, il choisit de s'engagerdans la campagne sénatoriale avec Julien Bargeton sur la liste majorité présidentielle LREM.

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