Conseil de Paris : intervention de Thomas LAURET sur la réforme du stationnement payant

Conseil de Paris : intervention de Thomas LAURET sur la réforme du stationnement payant

À l’occasion du Conseil de Paris des 7, 8 et 9 novembre 2016, Thomas LAURET est intervenu dans le débat organisé sur la réforme du contrôle de stationnement payant à Paris pour rappeler que les véhicules hybrides non diesel rechargeables, les véhicules électriques et fonctionnant au gaz naturel bénéficiaient du stationnement gratuit. Cop 21 / Accord de Paris oblige…

http://www.paris.fr/services-et-infos-pratiques/deplacements-et-stationnement/stationnement/les-autres-offres-de-stationnement-2355#la-carte-vehicule-basse-emission_13

 

Madame la Maire, mes chers collègues,

Comme quelques provinciaux dans cette assemblée, j’ai découvert les problèmes de parcmètres dans ma tendre enfance en lisant Gaston Lagaffe.

Gaston Lagaffe disait il y a 30 ans sous le crayon de Franquin : « Tu as payé pour rouler, maintenant paye pour t’arrêter ! » J’ajouterais désormais « sauf si tu as un véhicule propre. » Le dessinateur Franquin appelait les parcmètres par la bouche de son personnage fétiche « les affreux mange-fric ». Dans les années 80, c’est le feuilleton télévisé « Marie Pervenche » qui met en scène une Danièle Évenou à qui il arrive toutes sortes de mésaventures alors qu’elle doit verbaliser les automobilistes fraudeurs.

C’est peu de dire que la relation des Parisiens avec le « parcmètre » et son fils « horodateur » né en 2001, est un poème : seuls 9% d’entre eux payent le stationnement de leur véhicule. C’est mal mais c’est un sport parisien depuis 1971, date d’installation des 1ers horodateurs.

Alors, après une énième dégradation d’un parcmètre par Gaston Lagaffe, l’agent Longtarin s’exclame en Une d’un autre Journal de Spirou, alors qu’il vient d’en installer un neuf : « Le revoici maintenant, flambant neuf, le vaillant petit appareil, preuve vivante que malgré tous les inventeurs de sales trucs, les pouvoirs publics seront toujours les plus forts. »

Les applications sur smartphone vont bientôt remplacer les horodateurs. Une fois un véhicule enregistré, chacun déclenche son stationnement en indiquant la durée impartie, est prévenu par SMS de la fin de son temps de stationnement et le prolonge à distance ou l’interrompt. Dès lors, il suffira d’une appareil lisant les plaques d’immatriculation pour activer la verbalisation.

Je voudrais dire à nos partenaires communistes qu’il s’agit d’une activité qui, avec le développement technologique, va être partiellement automatisée et donc que redéployer les emplois vers d’autres missions de contrôle des incivilités aujourd’hui insuffisamment sanctionnés est un renforcement du service public et non un affaiblissement. S’opposer à cette modernisation technologique serait contre-productif et illusoire.

Faire en sorte que les règles et tarifs de stationnement que nous avons décidés soient respectés, c’est aussi faire en sorte que tous les parcmètres sur les trottoirs parisiens soient en bon état de fonctionnement, et que l’application mobile qui permet de payer à distance soit mise à jour et performante.

À nos collègues écologistes qui voudraient faire payer aussi le stationnement des deux-roues, je souhaiterais rappeler qu’un vélomoteur est avant tout un vélo avec un moteur, qu’un scooter occupe cinq fois moins de place qu’une voiture et pollue près de deux fois moins. Si cette mesure est cohérente avec notre objectif de lutte contre la pollution, elle est contraire aux engagements que nous avons pris pendant la campagne, et me paraît prématurée. Il faudrait avant tout commencer par stimuler l’offre de scooters électriques. Les Parisiennes et les Parisiens qui ont renoncé à la voiture pour un deux roues participent également à la fluidité et au désencombrement des rues de Paris. Les verbaliser serait vécu aujourd’hui comme de l’acharnement contre eux tant l’usage des 2 roues avec moteur ou non donne un sentiment de liberté. Il faut laisser le temps aux constructeurs et utilisateurs de passer à l’électrique, très adapté pour les 2 roues.

À propos de véhicules non polluants, je profite de cette intervention pour présenter le vœu que j’ai déposé au nom des élu-e-s socialistes et apprenté-e-s. Il vise à mieux informer les Parisiens des mesures d’aide mises en place par la Ville pour celles et ceux qui souhaitent abandonner leur véhicule polluant pour un véhicule propre. Parmi celles-ci, je pense évidemment à la gratuité du stationnement pour les véhicules électriques, ceux qui fonctionnent au gaz naturel ainsi que les hybrides non diesel sur les emplacements payants jusqu’à 24h pour le stationnement résidentiel, et pour une durée de 2h sur le stationnement visiteur.

Je vous remercie.

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Auteur :Thomas LAURET

Originaire du Sud de la France (Montpellier et Nîmes), Thomas LAURET, 43 ans, choisit la gestion d'un service public essentiel à notre santé en devenant Directeur d'hôpital après ses études à Sciences Po. Il prolonge son engagement dans la chose publique en soutenant les valeurs progressistes de la gauche sociale et démocrate dans un arrondissement particulièrement acquis à la droite, le 16e arrondissement de Paris. Il est élu conseiller d'arrondissement aux élections municipales de 2008 dans le 16e sur la liste conduite par Jean-Yves MANO, l'adjoint de B Delanoë au logement. Il est élu secrétaire de la section PS du 16e en 2012. Investi tête de liste par les militants pour les municipales 2014, il est élu Conseiller de Paris et du 16e en mars 2014. A ce titre, il préside l'association parisienne de dépistage des cancers (ADECA75)

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